Gaongo-Sud : restitution du Plan d’Aménagement et de Gestion de la zone pastorale pour une gestion durable des ressources

Après six heures d’échanges nourris et constructifs, le Plan d’Aménagement et de Gestion (PAG) de la zone pastorale de Gaongo-Sud a été restitué ce mardi 19 novembre 2025 aux membres du Conseil municipal de la délégation spéciale de la commune de Gaongo . Cette rencontre, tenue à la mairie de Gaongo sous la présidence du Président adjoint de la Délégation spéciale, marque une étape décisive dans la gouvernance pastorale de cette zone de 6 500 hectares. Elle a connu la présence du directeur régional de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques Honoré Onadja, celui de l’économie et de la planification Ibrahima Nombo et des représentants du PRAPS 2-BF conduits par Seydou Koanda responsable de la composante 2 du projet.

L’atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase 2 Burkina Faso (PRAPS 2-BF), financé par la Banque mondiale. Le projet vise à renforcer la résilience des pasteurs et agropasteurs dans les zones ciblées du Sahel à travers une gestion durable des paysages et l’amélioration de la gouvernance foncière pastorale.

La rencontre a mobilisé une cinquantaine de participants représentant l’ensemble des acteurs concernés par la gestion de la zone pastorale : membres du Conseil de la Délégation Spéciale, services techniques déconcentrés, Commission Régionale de l’Aménagement du Territoire, Comité de Gestion de la zone pastorale, chefs de villages, Conseils Villageois de Développement (CVD), ainsi que l’équipe du PRAPS 2-BF et ses partenaires.

Démarrés à 9h00, les travaux ont débuté par une présentation du rapport. Les auteurs de l’étude ont fait un diagnostic complet des atouts et faiblesses de la zone et proposé des actions et mesures devant contribuer à son aménagement et sa gestion dans l’intérêt de tous. Dans cette dynamique, des échanges riches et participatifs ont porté sur les problématiques qui minent la gestion de la zone pastorale.

Parmi ces problématiques, le statut juridique de la zone a occupé une place centrale dans les discussions, les participants insistant sur la nécessité de clarifier et de sécuriser son statut foncier pour éviter les conflits d’usage. De plus, la question de la divagation des animaux a suscité de vives préoccupations. Les auteurs présents ont appelé à un meilleur respect des couloirs de passage et des zones de pâturage.

Par ailleurs, l’entrée non contrôlée d’occupants dans la zone pastorale a été pointée du doigt comme une menace pour l’équilibre écologique et pastoral ainsi que pour la sécurité de la zone. Cette situation, selon les participants, est étroitement liée à la destruction de la flore, conséquence d’une exploitation anarchique des ressources ligneuses et d’une pression anthropique croissante.

Enfin, la gouvernance de la zone a fait l’objet de recommandations appuyées. Les acteurs locaux ont plaidé pour un renforcement des capacités du Comité de Gestion, une meilleure collaboration entre les services techniques et les communautés, ainsi qu’une application rigoureuse des textes régissant l’accès et l’usage des ressources pastorales.

Au terme de cette journée marathon qui s’est achevée à 15h00, le projet de rapport de l’étude a fait l’objet de plusieurs recommandations. Le grand intérêt manifesté autour du document traduit un engagement collectif des autorités locales, des services techniques et des communautés à œuvrer pour une gestion concertée et durable de la zone pastorale de Gaongo-Sud.

Le PAG, fruit d’un processus participatif impliquant tous les acteurs du territoire, définit les orientations stratégiques, les actions prioritaires et les mécanismes de gouvernance pour les années à venir. Après la prise en compte des recommandations et sa validation au niveau régional, il devra désormais être intégré dans les outils de planification à tous les niveaux . Sa mise en œuvre effective sera suivie également par le Comité de Gestion avec l’appui des services techniques et des programmes de développement.

Le défi restera de traduire tous les espoirs que suscite cette étude en actes concrets sur le terrain.

#PRAPS2BF#BanqueMondiale#cilss#pastoralisme#AGR#BurkinaFaso

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*

Résoudre : *
54 ⁄ 27 =


Aller au contenu principal